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- PRDH: 61636
https://www.fichierorigine.com/recherche?numero=450056 :
POUPART / LAFLEUR, René 450056
Statut Marié
Date de naissance Vers 1647
Lieu d'origine Plessé (Loire-Atlantique) 44128
Lieu actuel Plessé
Parents Pierre POUPART et Marie Boutet
Première mention au pays 1665
Occupation à l'arrivée Soldat du rég. Carignan-Salières, cie de Chambly
Date de mariage 06-04-1679
Lieu du mariage Boucherville
Conjoint Marie Gendron
Décès ou inhumation Nouvelle-Angleterre, hiver 1707-1708
Remarques Il est né de parents protestants. Sa soeur Jeanne Poupart se marie deux fois: m-1 Blain (Temple protestant), le 28-06-1676 avec Jean Bury; veuve m-2 Blain (Temple protestant), le 27-10-1680 avec Daniel Soulard. Sa soeur Henriette Poupart fait partie des huguenots réfugiés en 1687 à Londres. Sa mère Marie Boutet est décédée le 26-05-1690 à Blain (44015).
Identification* DGFQ, p. 941 ; DGFC, vol. 1, p. 497 et vol. 6, p. 434
Chercheur(s) Marcel Fournier ; Lise Dandonneau
Référence* Le régiment de Carignan-Salières, p. 116
Dossier d'archives numérisé
Date de modification 2017-06-27
http://www.migrations.fr/biosoldatsregiment/renepoupart.htm :
René POUPART dit Lafleur Soldat compagnie Chambly
Soldat jusqu' en 1671/72, puis Trappeur et Charpentier, faiseur de barques.
Huguenot
Né vers 1650 à Plessé; 44630; Loire Atlantique; Pays de la Loire (Bretagne)
Fils de Pierre Poupart et Marie Boulé (Boutet ou Bouté)
Grand Parent Paternel: (Sous réserve) Pierre Poupart,(Maitre) fournisseur d' épées et Elisabeth Govignon.
Tous deux protestants de l' église de Blain, 44130; Loire Atlantique; Pays de la Loire. et parents d’un Pierre Poupard, baptisé à Vitré en 1593 (hypothèse ne pouvant être corroboré par des acte (2/4) Il ne serait pas invraisemblable qu’il s’agisse plutôt d’un arrière-grand-père.
Grand Parent Maternel:?
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1er Mariage le 06/04/1679, à Boucherville avec Marie Gendron (baptisée le 10/12/1666 à Montréal, décédée entre 1690/1695)
Fille de Guillaume Gendron dit la Rolandière et Anne Loiseau de Blain, 44130; Loire Atlantique; Pays de la Loire.
Enfants: (4)
René né le 16/04/1682, à Chambly, baptisé le 28/04/1682 à Contrecœur.( Mariage en 1712 à Catherine Laberge); Décédé après 1720 dans la région de Chambly.
Joseph, né le 03/10/1684 à Chambly, baptisé le 12/11/1684 à Contrecœur.(Mariage en 1722 à Catherine Juillet)
Marie, née vers 1686 à Stillwater, déclaré avoir 22ans en 1708. (Mariage en 1708 à Hendrik Roeloff van Werken)
Elisabeth, née vers 1690 à Stillwater, déclaré avoir 23ans en 1713.(Mariage en 1713 à Charles Charron.)
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2ème Mariage vers1695 à Amboy, New-Jersey ou Stillwater. avec Marie Perrin.(peut-être Fille de Henri Perrin, de Montréal et Jeanne Merrin). Sœur de Elisabeth Perrin épouse de Jean Lalande.
Enfants: (5)
Jean, né vers 1696 à Stillwater, déclaré 22ans en 1718.(mariage en 1718 à Marguerite Poudret.)
Charles, né le 05/05/1698 à Stillwater, baptisé le 10/06/1708 à Montréal. (Mariage en 1719 à Agnès Brazeau)
Clotilde, née le 10/12/1699 à Stillwater, baptisée le 03/06/1708 à Montréal.(Mariage en 1725 à Jean Pognot.)
Madeleine, née en octobre 1704 à Stillwater, baptisée le 29/05/1708 à Montréal
Paul Clément, né en août 1706; baptisé le 29/05/1708 à Montréal.
(Les parents Pierre et Marie Perrin sont déclarés décédés lors du baptême) (1)
Annotations
Né vers 1650 de Pierre Poupart et de Marie Boulé, (Boutet/ Bouté) de Plessé, 44630; Loire Atlantique; Pays de la Loire , Huguenot, il s' engage en trichant sur son âge et dissimulant sa véritable religion. De ce fait il reçoit le scapulaire du Mont-Carmel et fut confirmé le même jour le 21 septembre 1665 à Québec.
( Il est vraisemblable que ce sont ses ancêtres (ses parents) qui ont dû se réfugier à Vitré durant la guerre de la Ligue. Sa sœur Henriette fait partie des huguenots réfugiés à Londres en 1687 (5). Une autre sœur, Jeanne, épouse Jean de Bury en juin 1676 au manoir de Pontpiétin à Blain, puis, devenue veuve, elle épouse Daniel Soulard, en octobre 1680 toujours à Blain.(6))
En 1673, il obtient une concession de Monsieur de Chambly dans la seigneurie du même nom, contrat du notaire Adhémar du 15/10/1673.
(2 arpents de front sur le bassin avec la profondeur de 40 arpents, concédé le 15 octobre 1673 entre Dupuis au nord et Desparois au sud.)
Mais tout nous porte à croire qu'il vivait plus de la trappe et du troc avec les Indiens, que du travail sur sa concession. Sa vie de trappeur le met en contact avec des personnes qui ont la même passion que lui.
Il prend pour épouse en date du 6 avril 1679 à Boucherville, Marie Gendron, baptisée à Montréal le 10 décembre 1666. Elle était la fille de Guillaume Gendron dit La Rolandière, Couvreur et de Anne Loiseau, de Blain, 44130; Loire Atlantique; Pays de la Loire. (Bretagne). Village voisin de Plessé son lieu d' origine.
De 1679 à 1684, René Poupart et sa famille habite au fort Chambly et Contrecœur.
Au recensement de 1681,il est dit âgé de 31ans et a donc repris son âge réel.
Pourquoi Sulte l'indique comme célibataire, résidant de la seigneurie de Chambly? Pourtant il était marié à cette époque, et leur premier enfant est né le 16 avril à Chambly et baptisé le 28 avril 1682 à Contrecœur.
Le 28 février 1684 : notaire Adhémar, Crevier concède une terre à Louis Poupard dit Lafleur, soldat. Cette terre sera Revendue à Pierre Amiot en date du 14 février 1686, puis à Laurent Philippe en date du 15 octobre 1687.
Louis Poupard est cité dans le journal de l’associationdesbrousseau.com, journal L’hoirie des Brousseau, vol.4 n°1 août 2009 : il se serait fait concéder une terre par Julien Brousseau à Yamaska sur une île à l’entrée des îles de Sorel et d’Yamaska le 25 septembre 1683 (à l’embouchure de la rivière Yamaska près de la baie de la Vallière). Julien Brousseau est dit habitant d’Yamaska de 1681 à 1684 et on le dit habitant de la rivière Saint-François en 1686. Louis Poupart a vendu à Pierre Amiot sieur Villeneuve une autre terre qui lui fut concédée par Jean Crevier dans l’île Saint-Jean le 28 février 1684 (cité dans l’inventaire des biens de la communauté de biens ayant existé entre feu Laurent Philippe dit Lafontaine et Charlotte Giguère à Saint-François-du-Lac, notaire Sévérin Ameau, 1693-09-22). À cause de ces dates de 1683 et 1684, il serait indiqué de croire qu’il s’agit plutôt du dénommé René Poupart et non d’un Louis Poupart, car René Poupart s’est marié le 6 avril 1679. Louis et René Poupart seraient la même personne le 28 février 1684 : acte de concession par Jean Crevier à Louis Poupart dit Lafleur, 4 arpents de terre de front à l' île Saint-Jean, Saint-François-du-Lac, notaire Adhémar.
Le 14 février 1686 : acte de vente de cette terre par Louis Poupart dit Lafleur à Jean Amiot de Villeneuve. notaire Adhémar.
Assigné en justice pour dettes en octobre 1684, il répond qu'il lui est impossible de comparaître, puisqu'il est commandé de se tenir prêt pour aller en guerre et qu'il est actuellement employé à faire construire des canots à ce dessein pour M. le général. Selon Schuyler, il est cette année-là [1684] affecté au Fort Frontenac. (3)Toutefois c'est seulement le 31 janvier 1685 que Poupart passa un contrat de concession avec Monsieur de Saint-Ours. Il se disait encore habitant dudit Saint-Louis (Chambly). Par la suite, il reçu en donation de Monsieur de Saint-Ours en date du 2 février de la même année, une concession en bois debout. Cependant, il est suggéré que, dès 1679, Poupart est familier du trajet de Chambly à Orange/Albany : il y serait descendu rien que pour vérifier des rumeurs relatives au traitement des étrangers.(13)
(Noter la présence d’un autre Poupard à Saint-Ours, Luc/Lucas Poupard, dont on ne sait pas grand-chose des origines, sinon qu’il serait fils de Vilaine Thibaut. Luc Poupard a pour surnom Lafortune (et peut-être aussi Le Guillon), soldat du régiment de Carignan, Cie de Saint-Ours arrivé sur la Justice. Chose intéressante, ce Luc Poupard abandonne toutes ses terres au Dr Bouvet de la Chambre en 1684 pour partir on ne sait où. On ne retrouve sa trace qu’en 1712, à Sorel, quand Luc Poupar, soldat, signe comme témoin l’acte d’enterrement de Marie-Anne Pied, 1 mois. Est-ce lui, le Delafortune qui apparaît à Stillwater aux côtés de René Poupard et Pierre Villeroy, dans le nid de trafiquants de Stillwater?) (16)
Depuis quelques années déjà l' église catholique faisait pression sur le Roi pour que ce dernier révoque l' Édit de Nantes, qui accordait aux Protestants une liberté du culte et autres possibilités. Sentant la répression venir, il quitte le pays en 1685. La révocation sera signée par le roi le 17/10/1685. Avait-il repris sa véritable religion?(Dès lors, les Hollandais et les Anglais furent bientôt rejoints par des huguenots français après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. (15)) Il se dirige avec sa famille vers la Nouvelle-Angleterre, à Stillwater près du fort d'Orange, qui deviendra fort Albany: New York. Important lieu de traite qui lui permettra de poursuivre ses activités de trappeur.
Il se heurtera cependant à certaines lois du pays. Il est traduit en justice à Albany et condamné à la fin décembre 1686, pour possession de marchandise de contrebande et trafic avec les Indiens, par un jury dont Antoine Lépinard est membre. Toute sa marchandise [wampun, des paires de bas et des peaux de daims] est saisie, mais il obtient un allégement de sa condamnation en plaidant l’ignorance de la législation locale.
Marie Gendron décède à cet endroit entre 1690 et 1695, ou à Dovegat, (aujourd'hui Coveville).
Ménage établi au même endroit. (4 enfants).
Devenu veuf, il prend en seconde noce vers 1695 à Amboy, Marie Perrin, de Amboy New Jersey ou Stillwater. Ménage établi à Stillwater. (5 enfants). Le couple décède à l' hiver 1707/1708 tué par les Agniers. peu de temps après la naissance de leur dernier enfant. (9/10) Neuf des dix enfants sont rapatriés à Montréal par Jean Lalande et son épouse Élisabeth Perrin, sœur de Marie.
La plupart de leurs enfants retournent à Montréal, où ils prendront la religion catholique, baptêmes et mariages seront refais au sein de l' église catholique. (11)
Quant à René son fils, il rentre à Montréal en 1717 avec toute sa famille. Il reçoit en 1717 une concession sur la rive sud de Montréal de la veuve de Joseph Desjourdy ( contrat Taillandier du 18/08/1717) Il décédera après 1720 dans la région de Chambly.
Une des filles de Poupart fait également réhabiliter son mariage protestant selon le rite catholique.
Deux des fils de René Poupart/lafleur s'établissent au Fort de Detroit et y feront souche.
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Sources:
Recherches complémentaires, Gérald Ménard et Marguerite Lafontaine (1)
Monsieur Olivier Le-Dour, que nous remercions pour ses recherches sur les Bretons en Nouvelle France (2)
George Washington Schuyler, Colonial New York : Philip Schuyler and his family, Vol. II, pp. 108-109. (3)
Registres protestants de Vitré, de l'abbé Paul Paris Jallobert.(4)
Huguenot Society of London Quarto Series, vol. XVI, p. 8.(5)
J.-L. Tulot, Familles protestantes de Haute-Bretagne au temps de l’Edit de Nantes, éd. Centre généalogique de l'Ouest 44, Nantes, 1998. (6)
DENISSEN, CHRISTIAN, GENEALOGY OF THE FRENCH FAMILIES OF THE DETROIT RIVER REGION 1701-1936 (7)
John R. Brodhead, Berthold Fernow, Edmund B. O'Callaghan, Documents relative to the colonial history of the State of New York, Vol. 9 - 1858 (8)
Langlois, Michel, dictionnaire biographique des ancêtres québécois (9)
Marcel Fournier, LES BRETONS EN AMERIQUE FRANCAISE. 1504-2004 (10)
PRDH. (11)
DENISSEN, CHRISTIAN, GENEALOGY OF THE FRENCH FAMILIES OF THE DETROIT RIVER REGION 1701-1936 (12)
FARIBAULT-BEAUREGARD, MARTHE, La population des forts français d’Amérique (XVIIIe s) Tome2 (13)
John R. Brodhead,Berthold Fernow,Edmund B. O'Callaghan, Documents relative to the colonial history of the State of New York, Vol. 9 - 1858, (14)
Tanguay: vol.1, p.497, 262; Jetté, p.941, 486; Drouin, vol.2, p.1103; Fournier, p.114; Sulte, Hist., vol.5, p.74(2); B.R.H. 1909, p.155; Sulte et Malchelosse: Le fort de Chambly, p.22; Séguin, p.163-64; DBAQ, t4, p.178; Langlois, p.442; Not. Adhémar, 15 octobre 1673; Not. Pierre Mesnard, 31 janvier et 2 février 1685.
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/Nlle-Hollande.htm (15)
Les premiers seigneurs et colons de Sainte-Anne de la Pérade: 1667-1681, Par Raymond Douville, 1946, p144 (16)
Gilles Parenteau
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